
Considérant que :
l'argumentation annonçant à brève échéance la saturation des voies actuelles et l'absolue nécessité d'une nouvelle ligne est basée sur des projections fortement surestimées et contredites par les faits ; le nécessaire transfert du transport de la route vers le rail est réalisable en modernisant les voies ferrées actuelles,
alors que la sonnette d'alarme retentit partout quant à la nécessité de conserver le foncier notamment pour l'agriculture, ce projet artificialiserait 9 ha de terre par km sur son passage en Pays Basque, précisément sur un secteur périurbain dont la vocation à fournir des produits agricoles à la population (ceinture verte) est reconnue par tous,
le phénomène de déprise agricole sur la Côte ne doit pas constituer une aubaine pour cette infrastructure, mais un défi à relever, avec la nécessité d'installer de jeunes paysans sur des fermes en adéquation avec les besoins de la société,
les dégats sociaux, environnementaux, économiques causés par le modèle de transport ferroviaire à grande vitesse (course à la vitesse, développement de métropoles européennes provoquant l'assèchement des bassins d'emploi existants, spéculation sur le foncier...) ressemblent à ceux causés depuis plus de 50 ans par le modèle agricole industriel dominant ; cette fuite en avant dans la logique productiviste nous éloignant chaque jour davantage de la nécessité absolue de répondre aux défis urgents et graves qui s'imposent à nous,
pour le tronçon Bordeaux-Irun, le projet de nouvelle ligne LGV couterait 3,9 milliards € (valeur 2006). Comparé à une modernisation des lignes existantes, le gain de 4 minutes entre Bordeaux et Irun aurait un coût de plusieurs centaines de millions d'€ par minute gagnée!,
le développement de la grande vitesse depuis 30 ans a conduit à un endettement massif et à des impasses financières amenant même les hauts responsables de SNCF et RFF à émettre des doutes sur ce modèle de transport,
Assemblée plénière réunie à Ainhice-Mongelos, le 10 juin 2011